Ce que je pense de
Haruhi Suzumiya ?
Ça ressemble à la question que se pose Kyon juste avant de se retrouver coincé dans l'espace clos que crée Haruhi à la fin de
La Mélancolie... Mais je vais tenter d'y répondre, si vous êtes prêts à affronter un pavé de texte digne d'un certain navet (pour la longueur) !
Je crois bien que la première fois que j'en ai entendu parler (je dis ça de tête : je suis sûr que j'ai déjà tout dit ailleurs sur ce forum lors de mon inscription, mais je vais pas faire de fouilles archéologiques pour retrouver ça), c'était au détour d'un article posté sur
Meido-Rando : à l'époque (vers début 2007), je devais chercher des infos sur d'autres séries que j'appréciais beaucoup et dont ce blog parlait (au hasard :
Nanoha, mais surtout
Shuffle!). Ça a dû être dans l'article fêtant les deux ans du blog que j'ai vu pour la première fois le nom et l'image de celle qui allait devenir ma nouvelle déesse (bien meilleure que l'ancien – viré des années auparavant – dont le bilan est trop lourd pour qu'il n'ait pas honte de se faire tirer le portrait, mais passons).
En voyant dans cet article d'anniversaire un lien menant à un autre, je suis alors tombé sur l'article dédié exclusivement sur l'anime
Suzumiya Haruhi no Yūutsu, qui commence avec cette superbe phrase : "
Attention : héroïne qui poutre spotted" !

Quand j'ai vu ça, j'étais pas encore sûr que j'allais regarder la série (et je crois que je savais même pas encore comment j'allais m'y prendre) et je suis reparti de cet article comme j'y étais arrivé.
Il n'empêche : quelques jours, semaines (?) plus tard, j'y suis revenu. Et là, j'ai commencé à entendre vraiment l'appel de la Déesse (surtout qu'entretemps, l'idée de créer
Haruhi.fr avait dû éclore sur
Meido-Rando). J'ai fini par y répondre et trouver le moyen de voir la série (disponible à l'époque grâce à, entre autres, des copains d'un membre du bureau de l'association qui veut désormais garder l'anonymat à ce sujet), mais j'étais à ce moment-là plus intéressé par la découverte de la saga
Magical Girl Lyrical Nanoha (j'ai fait mon retour dans la japanime grâce à
CCS, faut pas l'oublier) et j'avais décidé de regarder, donc,
Haruhi en tant que parenthèse entre le visionnage des deux saisons de
Nanoha existant en VOSTF à l'époque.
Maintenant, on peut entrer dans le vif du sujet.
Par chance (je considère les choses ainsi), j'étais déjà au courant – en cette mi-avril 2007 où j'ai lancé pour la première fois la lecture de "Les Aventures de Mikuru Asahina, épisode 00" – de deux ou trois petites subtilités propres à la série, dont deux essentielles à ce moment : épisodes diffusés dans le désordre et "premier" épisode absolument pas représentatif du reste. Ça m'a été utile... Première impression : WTF ? Pourquoi une image 4/3 qui remplit pas tout mon écran et qui a un large cadre noir de chaque côté ? C'est un foirage ou c'est voulu ? Ah, on dirait que c'était normal. Bon...
OK, le coup du film amateur volontairement à la rue sur le plan technique et tout ; et puis, c'est quoi, ces histoires de voyageuse du futur, d'esper (j'ignorais complètement le sens et l'existence de ce mot, en plus !) et autres ET ? Mouais, attendons le prochain qui était donc le vrai premier... Tiens, Shamisen a la voix de Genma Saotome ? Il était encore actif, le seiyuu ? Pourtant, Ranma ½, ça date, et sa voix faisait déjà pas jeune à l'époque...
Je passe sur l'intrigue qui m'a paru assez ennuyeuse (si je me doutais qu'avec E8...), puis vient le générique de fin... qui n'est pas le générique de fin ? Tiens, ça passe enfin en 16/9 !
Et là... J'oublierai jamais ce moment où se lève brusquement et se retourne pour nous faire face celle dont j'avais déjà tellement entendu parler depuis des semaines : HARUHI SUZUMIYA ! Une scène dont la qualité d'animation n'a rien à envier à
La Disparition dans ses meilleurs plans ! Nous nous rencontrions enfin (surtout moi qui la rencontrait, en fait).
N'ayez pas peur : je vais pas vous faire un résumé de mon ressenti de chaque épisode ! Mais à partir du suivant, j'ai fini par comprendre pourquoi cette série avait du succès. Oh, les multiples références que je n'avais pas encore me sont évidemment passées au-dessus, mais les rares que je pouvais choper m'ont beaucoup plu, pour commencer. Ensuite, je crois que c'était la première fois que je voyais un anime prenant place dans des lieux existant réellement (ce que j'ai découvert par la suite). Enfin, l'histoire elle-même était très amusante, parfois surprenante (Ryōko ? WTF ?

), quasiment jamais ennuyeuse, ou alors sans qu'on ne soit récompensé à hauteur de l'ennui ressenti (la fin de "Un jour sous la pluie"...

).
Autre chose : j'avais déjà voué une certaine affection envers certaines voix japonaises. Entendre les voix de Tomokazu Sugita, de Yuko Goto et de Sayaka Aoki que j'aimais déjà dans
Shuffle! se faire entendre aussi dans
Haruhi a bien joué pour que j'appréciasse la série ! Bravo à eux !
Maintenant,
Haruhi, ce n'est pas que l'histoire, c'est aussi les personnages. Soyons clairs : Kyon m'a souvent agacé à toujours faire le ronchon, même si je le plaignais par ailleurs de toujours être le larbin du reste de la bande. Itsuki ? Ben, le beau gosse qui te refait le monde pendant des heures, c'est pas non plus ma tasse de thé. Tiens, enchaînons avec Mikuru : jolie, marrante dans ses costumes, mais un peu trop trouillarde et pleurnicharde ; elle se rattrape bien avec sa version adulte, et je parle pas seulement du physique ! Yuki ? Certes, j'ai un faible pour les personnages inexpressifs, mais j'ai vite compris son importance et qu'il ne fallait pas s'arrêter aux apparences avec elle.
La meilleure pour la fin ? Allez...
Haruhi Suzumiya. Si je n'avais que regardé la série, elle m'aurait paru n'être qu'une fille vraiment timbrée qui dispose (sans le savoir) de pouvoirs capables de détruire l'Univers. Pourtant, s'en tenir à ça serait non seulement extrêmement réducteur, mais aussi complètement faux. Tout comme Kyon (qui, si Konata est le miroir de l'otaku, est celui de l'humain lambda), j'ai été très amusé par sa manie de changer de coiffure tous les jours. Puis en ce qui concernait ses motivations pour créer la Brigade SOS, c'était... seulement ça ?!
J'ai vite commencé à comprendre véritablement ce personnage lorqu'elle a fait sa confession à Kyon. Je crois que jamais jusque-là, je n'avais pris conscience de tout ce qu'elle y dénonçait (en tout cas, de ce que ça impliquait). J'ai alors vu en Haruhi un personnage qui ne voulait pas être simplement "de passage" ni noyée dans la masse. Mais en ne regardant que l'anime (et 2009 était encore loin), on ne peut pas aller bien plus loin dans la psychologie de ce personnage.
Alors, j'ai lu les romans. Pour les histoires que je connaissais par l'anime, il n'y avait pas grand-chose à signaler, mais pour les autres... Je vous avoue que j'ai souvent relu plusieurs fois certains passages pour être bien sûr d'avoir compris ce que j'avais lu (en anglais, langue que j'ai véritablement apprise sur le tas à cette occasion, c'était pas toujours évident). J'ai ainsi eu, par le biais des romans, l'occasion d'en connaître bien plus sur chacun des personnages (et pas toujours ceux qu'on pense...), mais l'un d'entre eux s'est assez vite détaché du lot : Haruhi, évidemment, et presque toujours par rapport à Kyon.
Deux mots qui feront comprendre pourquoi à ceux qui ont tout lu, s'il fallait n'en citer que deux : "Disparition" et "Intrigues". Ces tomes nous apprennent tellement plus sur Haruhi que n'importe quelle boucle d' "Endless Eight" que, si vous n'avez pas lu les romans, vous manquez quelque chose. Car on se rend compte, en les lisant, que Haruhi est tout
sauf une écervelée égoïste qui cherche uniquement à marquer tout ce qui existe de son nom. Elle emploie certes énormément de moyens pour pas grand-chose au final (et là, Kyon m'a énervé à ne pas apprécier les choses à leur juste valeur !), mais au fond, c'est un personnage dont la générosité et la préoccupation permanente qu'elle a vis-à-vis de ses amis – et surtout Kyon ! –
doivent vous toucher. Je vous dis pas les détails, mais avec moi, elle a réussi !

Je dis ça parce que, si vous avez seulement vu l'anime, vous ignorez actuellement tout un pan de sa vie (privée ?) qui démonte tout de suite les trolls qu'on peut adresser à son encontre et qui ne donne qu'une envie : en savoir encore plus sur ce qu'on ignore d'elle. Ce que je souhaite bien découvrir à terme (M. Tanigawa, si vous me lisez : j'aimerais connaître Haruhi... jusqu'à la date de son anniversaire !

). Et le visionnage récent du film m'a rappelé ça avec "une force jamais ressentie jusque-là"...
Autre chose avant de finir ? Ben, je vais pas dire que c'est mon œuvre préférée parce que je ne saurais le dire. C'est en tout cas une œuvre que je suis très content d'avoir découvert et qui m'accompagnera longtemps, vous pouvez en être sûr ! D'ailleurs, je ne remercierai jamais assez Axel Terizaki de me l'avoir fait connaître et d'être le
gourou prophète de la Déesse et le meneur de la promotion de
Haruhi Suzumiya dans le monde francophone !
PS : oui, je parle beaucoup de Haruhi, mais faut pas croire que les autres personnages n'ont pas droit à leurs moments de gloire (même Mikuru ! Si, si !). Mais je vais pas tout vous dire non plus, hein ?

PPS : Je pensais vraiment pas que ça serait aussi long, au final... Désolé !
